Contexte
Parc Astérix travaillait avec un vaste réseau d’agences de voyage pour la vente de billets et de séjours.
Mon secteur couvrait un large territoire du Sud-Est de la France, allant de Montpellier et Toulouse jusqu’à Nice, puis en remontant vers Valence.
C’était une zone très concurrentielle, où la différence se faisait moins sur le produit que sur la capacité des agences à vraiment le vendre face aux autres parcs d’attractions.
La haute saison était décisive : ce qui n’était pas vendu à ce moment-là ne l’était plus.
Mon rôle
J’étais en charge du développement commercial d’un portefeuille d’agences de voyage sur ce territoire.
Mais dans les faits, je ne me comportais pas comme un simple commercial de catalogue.
Je me positionnais comme l’interface terrain entre le parc et les vendeurs en agence.
Ce que j’ai fait
Plutôt que de visiter toutes les agences de la même manière, j’ai rapidement identifié les meilleurs vendeurs — ceux qui faisaient réellement décoller les volumes.
Mon approche a été simple et très directe :
- Je ciblai les vendeurs à fort potentiel dans chaque agence.
- Je leur apportais en priorité toutes les nouveautés du parc : nouvelles attractions, évolutions, arguments différenciants, promotions, nouveautés de saison.
- Je leur donnais des éléments concrets, rapides à utiliser au comptoir, dans leurs échanges clients.
Mon objectif n’était pas d’être présent partout, mais d’être décisif là où ça comptait.
En haute saison, ces interactions étaient courtes, efficaces, et très orientées résultat.
Impact
Sur mon secteur multi-régional, cette stratégie a produit un résultat clair :
- +15 % de chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente
- Ce gain ne venait pas d’un accroissement du marché, mais d’une meilleure activation du réseau existant.
- Les vendeurs que je suivais devenaient de vrais relais de la marque Parc Astérix dans leurs agences.
Ce que j’en retiens
Ce poste m’a appris quelque chose de fondamental que je n’ai jamais oublié : Ce ne sont pas les organisations qui font la différence, ce sont les personnes qui les incarnent sur le terrain.
En travaillant directement avec les meilleurs vendeurs, j’ai compris très tôt que :
- la valeur est toujours dans l’interface
- l’impact vient de la qualité de la relation, pas du volume de discours
- une stratégie n’existe que si elle devient actionnable pour quelqu’un, quelque part
C’est exactement cette logique que je retrouverai plus tard dans la formation, l’animation de réseau et le déploiement de méthodes.